Petit trotting hivernal, sur un chemin inconnu...en compagnie de ma merveilleuse amie .
Alors que les jours refroidissent, et commencent à peine à se rallonger, je repense à cet été... Ainsi qu'à la reprise de notre entraînement au printemps, qui m'est nécessaire au même titre que l'oxygène. Non, je ne peux pas choisir, endurance, CSO, dressage... Je me contente de ce qu'il me plaît, et de varier entre nos petits plaisirs. Progresser, tous les jours un peu plus. Je me souviens de trois semaines de folie, à faire des entraînements dehors de 4h, sans balladeur ni autre compagnie que celle d'Orane... Sous la canicule, comment les arrange au mieux ? En partant à 7h du matin, évidemment. En août, le froid me mordait les bras quand je quittais l'écurie, et le Soleil me brûlait à partir de dix heures en continuant sa course, et me laissant à la mienne. Pas besoin de paroles, je respire de grandes goulées de cet air que je ne trouve nulle part ailleurs : celui de la liberté partagée. Enfin, le vent gonfle réellement mes poumons. Tout comme j'apprécie cette solitude partagée et silencieuse, je ris de bonheur aux élans de ma belle infatigable, à ses oreilles pointées en avant qui, je le sais, témoignent de sa propre envie d'être là, sur la route, avec moi. J'arpente les sentiers, construits des boucles selon le temps et les fractions du jour, les réajuste parfois pour le plaisir de voir un héron cendré au milieu d'un champ, une buse voler au dessus des arbres, ou simplement pour passer nous rafraîchir les idées le long d'un champ de maïs... Peut-on s'ennuyer d'être heureux ? Non. Alors chaque jour me paraît toujours plus enrichissant, sur elle, sur nous, sur l'environnement, et sur moi-même.



